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             Dans l'évangile que nous venons d'accueillir, la montée de Jésus au ciel parait avoir lieu juste après la résurrection, tandis que selon le témoignage des Actes des Apôtres, l'Ascension du Seigneur se produit au terme des quarante jours d'apparition du Seigneur ressuscité.   Quoiqu'il en soit résurrection, ascension, et même Pentecôte, constituent  un  unique événement : Le passage du Seigneur à son Père en son humanité et sa divinité, inséparablement uni à tous les humains qu'Il est venu arracher à la nuit du péché et de la mort. Oui, c'est  bien toute notre humanité qui est appelée à être sauvée, dans le mystère pascal qui trouvera son plein accomplissement dans l'effusion de l'Esprit saint, de l'Esprit filial sur tous ceux qui sont fils et filles dans le Fils unique.  Comme le proclame le martyrologe romain, nous fêtons la cinquantaine pascale comme un jour de fête unique. Notre baptême nous a donné de mourir au péché pour entrer en vie éternelle, mais les jours de notre existence terrestre nous sont accordés pour accomplir effectivement cette vocation à la sainteté, sous la conduite du Saint Esprit, pour nous unir en plénitude au Christ siégeant à la droite du Père.


  Le texte évangélique vient confirmer cela de façon un peu surprenante : les apôtres, est-il dit, se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem en grande joie. Alors que Jésus, apparemment se sépare d'eux, les disciples sont joyeux. Et pourtant une séparation n'est pas habituellement heureuse. Mais ici s'agit-il vraiment d'une séparation ? Les apôtres, ne font-ils pas en ce jour l'expérience d'une autre présence ? Ils se souviennent certainement de ces paroles de Jésus : Je pars vers mon Père et je reviendrai vers vous. Ils prennent conscience de cette communion qui a toujours existé entre le Père et le Fils, source de cette présence aimante qui leur a été manifestée durant les trois années de vie commune avec Jésus. Son ascension vient confirmer cette relation filiale exceptionnelle. Lorsque Jésus est emporté au ciel, ils se souviennent certainement que seuls, en pleine tempête sur le lac, Jésus, parti prier son Père à l'écart sur la montagne, est venu à leur rencontre en marchant sur les eaux pour les apaiser et leur donner confiance. Quant à Marie-Madeleine, Jésus ressuscité lui avait déclaré : Ne me retiens pas car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Voici donc que toutes ces paroles du Maître deviennent source de grâce pour les disciples et donc pour nous aussi aujourd'hui car, paradoxalement, cette ascension de Jésus dans les cieux nous introduit déjà dans l'immensité de la présence divine, dans la plénitude de l'amour de Dieu. Rien ne peut plus nous séparer de l'amour du Christ, désormais établi fermement dans les Cieux. Aussi Jésus, homme-Dieu, entre dans une nuée qui n'est pas un nuage, mais le signe même de cette présence divine recouvrant l'arche d'alliance dans le désert ou cette nuée enveloppant Jésus  et  les apôtres lors de la transfiguration. Aujourd'hui croyons fermement à cette  présence du Christ auprès de chacun de nous et  appelons l'Esprit des fils pour soutenir notre marche vers le Royaume.


                   Tandis qu'il les bénissait, il se sépara d'eux et il était emporté au ciel. Cette bénédiction du Christ montant dans les cieux s'étend à l'Église entière et au monde. La terre et les cieux sont réunis, et Dieu se donne totalement à chacun. Mais c'est de foi. Nous attendons aussi sa pleine manifestation en gloire où la création toute entière, libérée du péché, sera visiblement transfigurée pour chanter la louange au Dieu trois fois saint. Telle est la foi, telle est la joie qui nous habitent, telle est l'espérance aussi que nous sommes appelés à répandre autour de nous avec la même joie que les apôtres au temps de l'Ascension.  


Frère Etienne

Ascension du Seigneur

(Ac 1, 1-11 ; He 9, 24-28 ; 10, 19-23 ; Lc 24, 46-53)

Homélie de l'Ascension

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