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            Arrêtons-nous, en cette fête de Noël, sur cette phrase du prologue de saint Jean :

          « Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu. »


          Oui, par la naissance de Jésus, Dieu est venu chez les siens, mais de manière paradoxale, cachée ; dans l’humilité, la pauvreté, la faiblesse d’un nouveau-né. Cette étrangeté de la manifestation divine, nous la recouvrons de toute une imagerie attendrissante qui risque de dénaturer ce que le Seigneur vient dire de lui en cette naissance.


          Le Tout-Puissant, le Très-Haut, le Dieu d’avant les siècles apparaît parmi nous dans la faiblesse, l ‘impuissance de l’enfance, la fragilité d’une vie à peine éclose, et ce n’est pas fortuit. Alors que veut bien nous dire le Seigneur ? Il nous appelle tout d’abord à remettre en question notre façon d’habiter le monde et d’en user ; plus profondément, notre propension à dominer, annexer, posséder.


          Il nous révèle aussi qu’Il a tout remis entre nos mains en nous donnant son Fils : non seulement, il nous appelle à la liberté, mais il se met à la merci de chacun d’entre nous en nous confiant Jésus. Aujourd’hui, il repose entre nos bras, comme il reposait sur le sein de la Vierge au jour de sa naissance à Bethléem. Par là, le Seigneur nous appelle à le recevoir comme lui-même nous accueille : dans l’émerveillement et la simplicité. Par sa naissance, Jésus nous enseigne un nouveau mode de rapport au monde, une façon de vivre sans posséder, un mode d’être livré, abandonné, infiniment ouvert à tous les possibles. Et nous savons jusqu’où va son offrande : jusqu’à la Passion et à la mort de la croix. La pauvreté, la vulnérabilité, la confiance inconditionnelle ne sont pas les déguisements du Tout-Puissant, du Tout-Aimant : elles sont constitutives de l’amour trinitaire où chacune des personnes divines se reçoit continuellement des autres tout en s’offrant sans mesure.


          Nous aussi, à la suite de l’Emmanuel, nous sommes invités à vivre dans la pauvreté, la gratuité, la prière et la confiance. C’est ainsi, comme le dit le Prologue, que tous ceux qui accueillent le Verbe deviennent enfants de Dieu, porteurs de la lumière divine venue transpercer les ténèbres du monde. Ils sont fils dans le Fils Unique, envoyés dans le monde pour rendre témoignage à la paternité universelle de Dieu.

Demandons dans cette eucharistie d’entrer par toute notre existence dans la vie de Jésus. Entrons dans cette liberté des enfants, faite d’amour, de confiance, d’émerveillement. Avec Jésus, ouvrons-nous à la joie de tout recevoir de Celui qui est à jamais notre Père et qui nous enfante à la grande liberté des fils du Très-Haut. Alors le mystère de Noël poursuivra son œuvre de salut aujourd’hui sur notre terre. 


Frère Bertrand

Homélie de la Messe du jour de Noël

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Jour de Noël

(Is 52, 7-10 ; He 1, 1-6 ; Jn 1, 1-18)