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                Les lectures de ce dimanche nous rappellent, au moyen de l'image biblique traditionnelle du banquet, que nous sommes tous invités à entrer en communion totale avec le Seigneur : partager la même table, manger au même plat, autrement dit communier à la même vie, au même amour, offerts par Dieu


          Car, le Seigneur ne nous appelle pas simplement à le servir ; il nous invite à ne faire plus qu'un avec lui, et, en employant cette expression d'unité, nous ne faisons que développer l'image employée par Jésus puisqu'il nous dit que le royaume des cieux est comparable à un roi qui appelle les invités au repas de noces de son fils.


          Il n'y a donc pas de limites à l'alliance que Dieu nous offre. La Bible nous le rappelle souvent. Nous sommes de la famille de Dieu, nous sommes ses élus et ses bien-aimés. Le Seigneur a décidé de nous associer pour toujours et sans retour à sa vie. Le drame vient de ce que nous ne sommes pas prêts pour de multiples raisons à accepter cet amour, pris que nous sommes dans nos complaisances égoïstes qui se trouvent toutes résumées dans cette petite phrase : « Ils ne voulaient pas venir ». Or l'amour que Dieu nous porte ne va jamais à l'encontre de notre liberté, et le Seigneur s'y heurte souvent comme à un mur.


          Mauvaise liberté des pharisiens qui se croient définitivement possesseurs du Royaume parce qu'ils sont convaincus d'être des justes ; mauvaise liberté des indifférents pour qui la parole de Dieu n'est que songe creux ; mauvaise liberté de ceux qui ont placé leur bonheur dans les satisfactions immédiates et qui réduisent le monde à ce qu'ils en perçoivent, en oubliant l'invisible. Face à ce mur d'indifférence, le Seigneur ne se résigne pas et appellent tous ceux qui se croient indignes, mais dont le cœur est accessible. Sa parole s'adresse à tous ; personne n'est exclu. L'amour ne se lasse jamais, il ne cesse d'appeler tous ceux qui veulent bien entendre : les mauvais comme les bons, nous dit l'évangile.


          Tout cela, en définitive, quand nous sommes enfin disposés à l 'entendre, nous l'accueillons avec reconnaissance. Il y a cependant, dans la parabole, une violence qui peut nous heurter. Le roi ne se met-il pas en colère devant le refus des invités ? Ne fait-il pas brûler leurs villes ? Ne repousse-t-il pas l'homme qui est entré sans le vêtement des noces ? En fait, Toute cette thématique relève du langage prophétique qui vise à secouer, à réveiller la torpeur des auditeurs : Le Seigneur ne se résigne pas au refus des hommes ; son amour est aussi brûlant qu'un feu qui consume. Oui, il y a de cela, mais notons aussi que celui que le Père envoie inviter les hommes à son festin, c'est son propre fils. Le Fils qui rejoint les hommes au plus profond de leurs misères, l'agneau sans défense au milieu des loups et qui va jusqu'au bout de son chemin d'offrande en acceptant le sort que nous lui réservons, la croix. Celui que le Père envoie, c'est celui qui pardonne à ses bourreaux et qui offre au larron agonisant avec lui, l'entrée dans le paradis.


          L'amour incompréhensible de Dieu, s'il est jaloux, est aussi pardon inconditionnel, invitation pressante à la recréation, quel que soit notre passé ou notre présent. Refuser ce pardon, c'est refuser de se laisser revêtir de l'innocence divine, du vêtement de noce ; c'est vouloir se saisir des biens que Dieu nous offre en refusant l'amour. Comment serait-ce possible ?

          Si nous comprenons bien cette parabole, avec l'invitation à la pénitence qu'elle comporte immanquablement, entrons dans le festin eucharistique de ce dimanche, prêts à nous laisser transformer par les dons immérités de Dieu.  

Frère Bertrand

Vingt-huitième dimanche du temps ordinaire

(Is 25, 6-10a;  Ph 4, 12-14.19-20 ; Mt 22, 1-14)

Vingt-huitième dimanche du temps ordinaire

11 octobre 2020

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