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               Nous sommes invités aujourd'hui à méditer sur l'appel que Dieu nous adresse et qui est source de vie et de grâces pour chacun d'entre nous. Le prophète Amos souligne que le Seigneur a toujours l'initiative en la matière : Le Seigneur m'a saisi quand j'étais derrière le troupeau. Oui, c'est lui qui nous prévient et nous entoure de son amour avant même toute initiative de notre part.

  La magnifique hymne aux Éphésiens montre bien ce mouvement divin vers l'homme : Nous sommes appelés à la sainteté dans le Fils bien-aimé ; c'est en lui que nous sommes élus dès avant la fondation du monde. Nos actes sont réponse à cet amour prévenant, manifesté dans l'œuvre de rédemption que le Fils opère sur la Croix en faveur de chacun de nous. C'est par grâce que nous sommes sauvés, et nous ratifions cette grâce par l'accueil que nous lui faisons dans notre vie. Nous n'aurons donc jamais fini de nous émerveiller du désir divin sur nous qui s'exprime dans le fait que nous sommes tous appelés à devenir fils dans le Fils unique, à être plongés dans la Pâque du Christ, ce qui s'opère à notre baptême.

  Tous les grands témoins bibliques le savent et s'en font l'écho. Il n'est que de lire ceci : Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t'ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations dit le Seigneur au prophète Jérémie. Souvenons-nous aussi de la naissance de Jean-Baptiste, choisi dès avant sa conception pour être le précurseur du Sauveur. Mais le Seigneur, dans son infinie délicatesse, attend toujours le consentement de celui qui est appelé : Marie en est l'exemple le plus éclatant Son oui à l'annonce de l'ange est indispensable pour que le mystère de l'incarnation s'accomplisse. A contrario, songeons à la réponse du jeune homme riche qui refuse de tout quitter pour suivre Jésus ; ce dernier le laisse libre de s'éloigner.

  Soulignons aussi que lorsque Jésus envoie les apôtres en mission, il les invite à la pauvreté : les disciples n'emporteront rien. Autrement dit, Lorsque Dieu appelle, il ne donne pas de gages de sécurité ; nous sommes conviés à marcher dans la foi, dans la confiance, dans l'assurance invisible que le Seigneur pourvoira au nécessaire.

  Répondre à Celui qui nous envoie, c'est encore consentir à ce que notre choix ne soit pas compris, que la parole dont nous sommes porteurs soit refusée et soit même source de persécutions. Mais en confessant que Dieu demeure notre fondement inébranlable, nous nous ouvrons à la confiance des fils qui savent, dans la foi, que les dons de Dieu sont irrémissibles.

  Les disciples peuvent alors, par grâce de Dieu, opérer les œuvres du Fils unique, manifestant la présence du Père en ce monde : ils chassent les démons, guérissent les malades, expriment de mille et une façons l'infinie richesse de la tendresse divine pour les pécheurs, les malades, les souffrants, les désespérés.

  Oui, accueillons en ce dimanche le regard prévenant et plein d'amour du Père. Chacun de nous, dans sa singularité, dans son unicité, s'il accueille sans crainte ce regard, se sanctifie et illumine le monde en profondeur.

                             

 Frère Étienne 

Quinzième dimanche du temps ordinaire

(Am 7, 12.15 ; Eph 1, 3-14 ; Mc 6, 7-13)

Quinzième dimanche du temps ordinaire

Homélie du 15 juillet 2018

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