Accueil
Genèse du monastère
P. Emmanuel
Saint Benoît
N-D de la Sainte-Espérance
Dom Paul Grammont
La famille olivétaine
N-D des Prés
La journée
vocation monastique
Amitiés
Oblats frères
Artisanat Présentation
Horaires du magasin
Hôtes
Moines, moniales, un chemin
Bibliothèque du monastère

Videos
Contacts
Horaires liturgiques
Accès
Le 150e anniversaire
Au fil du mois
Homélie 2
Horaires liturgiques
Accès
Contacts
Horaires Semaine Sainte
Horaires Semaine Sainte
Accueil

  

            

                      

            Jésus évoque la venue du Fils de l’Homme en faisant devant ses disciples d’étonnantes associations : il reprend le récit du déluge et de l’arche où Noé trouve refuge, et il situe cette histoire au sein des réalités les plus prosaïques, les plus quotidiennes : manger, boire, prendre femme ou mari.


          Autrement dit, il voit l’histoire du salut comme l’irruption de la grâce imprévisible de Dieu au sein d’un quotidien des plus ordinaires. Il se sert ici de l’arche et des eaux du déluge pour signifier la venue imprévisible de Dieu dans le monde des humains. Et c’est là qu’il explicite, de façon voilée, la façon dont le Très-Haut vient visiter sa création dans le mystère de l’incarnation. Le Fils de l’Homme, le Fils de Dieu est venu nous rejoindre dans la trame de nos jours, dans l’obscurité de nos vies. Il est venu parmi nous à Bethléem ; il a mené une vie cachée durant de longues années dans la toute petite bourgade de Nazareth ; tout cela n’est pas anecdotique ni fruit du hasard.


          C’est dire que la venue de Dieu, son avènement, hier comme aujourd’hui, n’est discernable que si nous savons prendre le temps de relire notre histoire sainte collective ou personnelle pour reconnaître la façon dont le Seigneur nous visite et se laisse reconnaître pour s’offrir à nous.


          Jésus, même si ses disciples le souhaitent souvent, hier comme aujourd’hui, n’appartient pas à la caste des héros ou des grands de ce monde ; il marche aux côtés des petits et des pauvres. Loin de se tenir à l’écart de leurs soucis, de leurs espérances, de leurs chutes ou de leurs avancées, il épouse toute leur histoire avec ses ombres et ses lumières. À nous de ne pas l’attendre là où il n’est pas : dans un imaginaire ou un rêve qui viendrait gommer les traits de notre vie ordinaire et qui voilerait nos difficultés récurrentes. À nous de le prier de venir là où il aime habiter : en nos cœurs simples, tout à la fois lumineux et obscurs, saints et pécheurs, joyeux et affligés, soucieux et paisibles. C’est là qu’il vient se dire, nous révéler la parole d’amour qu’il ne cesse de nous adresser : « Tu es mon fils, tu es ma fille ; tu es l’enfant bien-aimé du Père, appelé à marcher humblement avec ton Dieu.


          À nous d’affiner nos sens en faisant silence, en pratiquant la sobriété, en aimant le recueillement et l’écoute attentive ; tous ces états du cœur aimant, ouvert à la visite de l’hôte attendu, mais qui vient toujours inopinément. Les gestes les plus simples du quotidien, quand ils sont habités d’une réelle qualité d’attention et d’attente conduisent à la joie de savoir que Dieu ne cesse de venir pour nous dépouiller de nos illusions factices, pour faire tomber nos peurs, pour nous introduire en ce fin silence où sa parole se fait entendre.


          Revenons donc à nous-mêmes ! Cultivons notre homme intérieur que le Seigneur aime visiter. Alors Dieu-avec-nous, l’Emmanuel, viendra vraiment planter sa tente au cœur de nos vies, au cœur de notre monde qu’il aime tant, mais qu’il habite si discrètement.

  


       Frère Bertrand

Premier dimanche de l'Avent

((Is 2, 1-5 ; Rm 13, 11-14a ; Mt 24, 37-44)

Premier dimanche de l'Avent

Ier décembre 2019

ACCUEIL