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                        À la veille de la Pentecôte, nous relisons la grande prière que Jésus adresse à son Père avant de vivre la Passion, de donner sa vie pour chacun d'entre nous, pour tous ceux qui voudront bien accueillir le don inouï qu'il nous fait. De cette prière, retenons les derniers mots entendus ce matin : « Et moi, je viens vers toi. » Ils sont un résumé parfait de la vocation, de la mission de Jésus. Rien dans l'existence du Seigneur n'est statique, rien n'est clos ; nul repliement sur lui-même, car il est tout entier amour donné, livré, amour en marche qui n'a de cesse d'avoir atteint son but : la communion des hommes avec Celui qu'il est venu révéler et nous donner : son Père bien-aimé. Vous vous souvenez des premières paroles que Jésus enfant prononce : son père et sa mère le cherchent, au retour d'un pèlerinage à Jérusalem ; ils le retrouvent dans le Temple et Jésus de leur répondre : « Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. » Toute sa vie est mouvement, marche sur les routes de Judée et de Galilée, pour appeler les disciples, pour inviter les foules à se convertir, à faire retour vers celui qu'il appelle son père et qu'il veut nous donner pour Père. Impossible d'arrêter cette dynamique : le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. Et quand les foules rassasiées après la multiplication des pains, veulent le faire roi, il fuit dans la montagne pour prier ; de même, quand le succès risque de le détourner de son but, il invite ses disciples à passer sur l'autre rive. Son existence est un exode continuel, non pas une fuite en avant, mais un désir ardent de rejoindre celui dont l'amour le presse et qui veut se communiquer à chacun d'entre nous. Comment rencontrer le Père si nous ne nous mettons pas, nous aussi, en route, si nous ne vivons pas la Pâque avec Jésus : de l'immobilisme mortifère à la vie qui est mouvement, de l'enfermement sur nous-mêmes à l'ouverture à autrui, du refus au consentement, des ténèbres à la lumière. L'enjeu est de devenir fils dans le Fils unique, participant de l'Esprit filial, or l'Esprit est vie, vent soufflant où il veut sans qu'on ne sache ni d'où il vient ni où il va, il est feu dévorant, il est charité toujours en expansion.


          Suivons donc le Fils, au terme de ces fêtes pascales, là où il veut nous mener, dans le renoncement à ce qu'il appelle le monde ; non pas cette création issue de l'amour du Père, mais cet univers de péché, pétrifié, replié sur lui-même, incapable de donner ou de recevoir ; cet univers clos, toutes ces prisons qui nous retiennent si bien et qui nous empêchent de donner et de recevoir, d'échanger librement, d'accueillir cette liberté des fils que Jésus nous communique en nous délivrant de notre mentalité d'esclave. Or, nous ne sommes par vocation esclaves de personne, nous sommes au Christ, et le Christ est à Dieu. Rien de ce qui est clos ne peut nous retenir, nous sommes faits pour la vie éternelle, la vie sans mesure, la vie où tout est échange, communion, mouvement. Ne le savons-nous pas ? C'est chez le Père que nous devons être, avec notre bien-aimé frère et Seigneur Jésus, dans la puissance de l'Esprit.

 


       Frère Bertrand 

Septème dimanche de Pâques

 (Ac 1, 12-14 ; 1 P 4, 13-16 ; Jn 17, 1b-11a)

  

Homélie du 28 mai 2017

Septième dimanche de Pâques

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