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          Tout homme verra le salut de Dieu : cette promesse s’est réalisée au-delà de nos rêves les plus fous dans la naissance de jésus au milieu de nous, Dieu vu par des yeux de chair. Tout homme verra le salut de Dieu ; non pas un salut théorique, mais Dieu Sauveur au milieu de nous, avec nous, en nous.


          On comprend avec quelle solennité l’évangéliste Luc s’attache à relater cet événement décisif entre tous : l’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce-Pilate étant gouverneur de Judée, Hérode prince de Galilée, Lysanias, prince d’Abilène…, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, fils de Zacharie. Toute la terre est concernée par l’avènement du Christ : pas simplement le peuple d’Israël, mais encore les princes païens et leurs peuples mêlés, l’empereur Tibère et la terre entière ; et, bien au-delà de cet an 15, les milliards d’hommes de toute races, peuples, langues, nations, qui peupleront notre terre.


          Cet événement capital, unique, décisif pour chacun d’entre nous et pour l’univers entier, fut pourtant annoncé et se réalisa dans la plus profonde humilité, dans la plus grande discrétion, au cœur du silence le plus pur. La Parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie. Après cette longue liste de personnages illustres – Tibère, Ponce-Pilate, Hérode, Hanne, Caïphe – un petit, un pauvre dont on ne sait rien : Jean, le fils de Zacharie, le familier du désert. C’est lui qui est choisi par le Seigneur pour accueillir la parole la plus importante qui soit. Mais de la teneur de cette parole, on ne sait rien non plus, sinon qu’elle l’a bouleversé et poussé à prêcher la miséricorde de Dieu, la conversion.


          Cette parole qui emplit tout l’espace de son cœur, il n’a d’ailleurs pas besoin de la détailler ; elle n’a rien à voir avec tous ces programmes exhaustifs et bavards de réforme personnelle ou collective, qui n’aboutissent à rien et dont nos colonnes de journaux sont remplies. La parole que Jean porte en son cœur n’est pas la sienne ; nous l’avons entendu. C’est la parole DE Dieu : elle passe par lui et s’en va rejoindre chacun, encore aujourd’hui sous forme d’une conviction brève et directe : conversion et pardon sont là. Laissez-vous baptiser, immerger dans l’amour, en accueillant celui qui vient. Tout est dit. Il n’y a rien à ajouter. À chacun d’entendre en son cœur profond, dans la langue qui lui est propre, ce que Dieu dit là. Faites l’expérience extrêmement personnelle, ineffable de Dieu qui vient. Rendez-vous disponibles pour cette rencontre au secret de vos vies.

Il vient : tenez-vous prêts. Ouvrez-lui. À chacun de réaliser ce qui est fermé en lui et de l’ouvrir à la miséricorde qui comble les ravins, qui abaisse les collines. Nous savons que c’est dans le désert que le Seigneur paraît. Oui, précisément en ces terres arides que nous soustrayons aux regards de Dieu et des autres, car nous les détestons. Terres arides du péché, terres désolées de la souffrance qui meurtrit et humilie, terres sèches de la peur et de l’angoisse, terres hostiles de l’humiliation, de la honte et de la pauvreté sous toutes ses formes.


          Jean nous le dit : ce sont ces terres-ci que le Seigneur vient visiter et illuminer, là où justement nous ne l’attendons jamais. Tout homme verra le salut de Dieu. Le croyons-nous vraiment ? Si oui, pourquoi ne pas simplement accepter de paraître dans ce vêtement de tristesse et de misère dont parle le prophète Baruc. Le Seigneur désire que nous le lui remettions pour qu’il puisse nous offrir une parure de gloire, celle de l’amour qu’il nous offre en nous donnant Jésus son fils bien aimé. Accueillons-le en cette eucharistie.


Frère Bertrand

Deuxième dimanche de l'Avent

(Ba 5, 1-9 ;  ; Phi 1, 4-6.8-11  ; Lc 3, 1-6)

Premier dimanche de l'Avent

Homélie du 9 décembre 2018

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