Accueil
Accueil
Genèse du monastère
P. Emmanuel
Saint Benoît
N-D de la Sainte-Espérance
Dom Paul Grammont
La famille olivétaine
N-D des Prés
La journée
vocation monastique
Amitiés
Oblats frères
Artisanat Présentation
Horaires du magasin
Hôtes
Moines, moniales, un chemin
Notre association
Bibliothèque du monastère

Videos
Contacts
Horaires liturgiques
Accès
Le 150e anniversaire
Au fil du mois
Homélie 2
Horaires liturgiques
Accès
Contacts
Horaires Semaine Sainte

  

      

                

          Le semeur de notre parabole sème à foison, les grains qu’ils lancent vont partout, aussi bien dans la terre profonde du champ, que sur ses rives, que sur le bord du chemin ou dans le sol pierreux. Autrement dit, Dieu n’est pas avare de ses dons. Il ne se lasse jamais de les dispenser avec une générosité qui va jusqu’à la prodigalité, et même au-delà.


          Si les fruits sont peu nombreux, cela ne dépend donc pas du semeur qui n’a pas lésiné sur la semence à répandre, cela vient plutôt de celui qui reçoit le grain lancé à la volée. Autrement dit, Dieu peut tout nous donner, Dieu peut même se donner lui-même, si nous demeurons fermés à ce qu’il nous offre, rien ne peut germer, rien ne peut pousser. Le problème vient donc bien de l’homme, de son attitude fondamentale envers Dieu.

Aussi Jésus met-il le doigt sur la plaie quand il interpelle ceux qui sont fermés, ceux qui écoutent sans entendre, ceux qui voient sans regarder, ceux qui sont accaparés par les soucis du monde, par leurs intérêts immédiats, par leur désir de coller au monde présent, par leur attirance pour ce qui se passe aux fenêtres de leurs maisons.


          Au lieu de rentrer en eux-mêmes, de creuser et d’évider leur cœur pour accueillir les dons divins, au lieu de faire silence et de cultiver la vie intérieure, ils demeurent en surface emplis de tous les bruits du monde, de toutes ces pierres qui empêchent la parole de descendre aux tréfonds de leur être.


      Il faut bien se rendre à l’évidence : la prière et la vie intérieure sont le milieu favorable, indispensable à toute fructification. Jésus nous invite tous à entrer dans la profondeur, à « avancer en eaux profondes », comme il le dit ailleurs dans l’évangile. À nous de nous éloigner du rivage et de la fascination pour la foule qui s’y trouve massée. Autrement dit, nous sommes conviés à goûter la hauteur, la largeur, la profondeur du silence paisible de Dieu, qui n’est qu’un autre nom de son amour. Que de fois, il nous invite à nous tenir avec lui, à l’écart ,sans que nous y consentions. Ne nous étonnons pas que notre terre soit alors stérile. C’est au creux du silence que mûrissent les plus beaux fruits de l’amour. Aujourd’hui, si nous entendons sa parole, ne fermons pas notre cœur, alors elle ne demeurera pas sans résultat, sans avoir fait ce qui plaît à Dieu, sans avoir accompli sa mission


Frère Bertrand

Quinzième dimanche du temps ordinaire

(Is 55, 10-11 ;  Rm 8, 18-23 ; Mt 13, 1-23)

Quinzième dimanche du temps ordinaire

12 juillet 2020

ACCUEIL