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                          De notre évangile, retenons cette phrase, ce matin : « Le père et la mère de l’enfant s‘étonnait de ce qui était dit de lui. ». Alors que l’existence de Jésus commence à peine, voici que sa famille s’étonne car l’enfant qui vient de naître se présente déjà comme une énigme, un mystère que soulignent les prophéties d’Anne et de Syméon. Et les pages de l’évangile qui suivent, loin de dissiper ce mystère, nous laisseront découvrir que dans la vie du Seigneur, il y a plus de pourquoi que de réponses évidentes. Les apôtres, et la foule aussi, se demanderont bien souvent : mais qui est-il donc celui qui nous parle ?


          Oui, il y a une constante dans la personne de Jésus, que l’on peut résumer ainsi : il ne nous apporte pas d’abord des réponses pour nous rassurer dans l’existence. Il se présente à nous comme une question qui vient remettre en cause et bousculer nos manières d’agir et de penser. Souvenez-vous du choc qu’il cause à sa famille lorsqu’elle veut l’approcher, et qu’il déclare : « Qui est ma mère, qui sont mes frères ? Ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent. »


          Évitons donc, en accueillant Jésus parmi nous, de lui demander ce qu’il ne vient pas nous offrir. Il est venu pour provoquer la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il se tient au milieu du monde comme un signe de division afin que soient révélées les pensées secrètes d’un grand nombre. Il nous rappelle avant tout que nous sommes loin d’être parvenus au bout du chemin et que la cellule familiale, comme toute autre institution qui s’origine véritablement en Dieu, doit contribuer à ne pas briser l’élan de ceux qui se mettent en chemin pour le suivre. Car nous sommes appelés à nous mettre en marche derrière celui qui n’a pas une pierre où reposer sa tête, et qui est venu, non pas pour nous établir dans un repos trompeur, mais pour nous faire passer sur l’autre rive, là où nous attend le Père des cieux, source de toute paternité.

Jésus, en assumant notre humanité, nous convie donc à une délivrance que vient opérer ce glaive salvateur qui tranche nos entraves pour nous permettre de prendre la route d’un exode, d’une pâque qui nous mènera dans le temple de Dieu où nous deviendrons pleinement enfants du Père.


          Heureuses les familles qui savent que Jésus nous précède toujours sur le chemin de nos vies ! Heureuses les familles qui cherchent sans cesse à s’ouvrir à l’inédit de Dieu, aux imprévus de Celui qui est venu parmi nous, non pas pour nous enfermer dans ce que nous sommes aujourd’hui, mais pour nous offrir de nous mettre en route dans l’accueil continuel d’un Père qui nous veut libres, toujours prêts à accueillir les dons qu’il ne cesse de nous prodiguer.


          Heureuses les familles, les communautés où tout est mis en œuvre pour que chacun puisse grandir, se fortifier, être rempli de sagesse en sachant que la grâce de Dieu est toujours à l’œuvre et que rien ne saurait l’arrêter.

      

Frère Bertrand

Dimanche de la sainte famille

(Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3) ;(He 11, 8.11-12.17-19 ;Lc 2, 22-40)

Dimanche de la sainte Famille

27 décembre 2020

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