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                C’est un moment particulièrement émouvant que ce baptême de Jésus par Jean, dans les eaux du Jourdain. Toutes les fêtes de Noël et de la Manifestation, l’Épiphanie, que nous venons de célébrer, convergent vers ce moment crucial, début, inauguration de la mission de Jésus, le moment où il apparaît comme le Christ, empli de l’onction divine dans toute sa personne humaine parfaitement unie à son être éternel de Fils de Dieu. Oui, au Jourdain, Jésus est là comme un homme parmi les autres, mais aussi, il en a pleine conscience, un homme appartenant entièrement à Dieu, puisque son Fils unique de toute éternité. Le sublime mystère de la parfaite communion entre Dieu et l’homme se réalise pour nous en sa personne. Jésus le sait, son intelligence humaine s’est éveillée à ce mystère qui est sien : ce que Marie, peut-être, lui a laissé entrevoir, il l’a approfondi au contact des Écritures d’Israël, y discernant comme en un miroir les traits de son visage, dans la foi et l’obéissance d’Abraham, dans le sacrifice d’Isaac, dans l’histoire de Joseph rejeté par ses frères et devenu leur sauveur, dans la libération de l’Égypte sous la conduite de Moïse, le serviteur souffrant, le psalmiste brûlé du zèle de la maison de Dieu. Sous la conduite de l’Esprit, il a intériorisé dans la prière sa relation unique avec Celui qu’il apprendra à ses disciples à nommer, comme lui, Abba, Papa. Oui, Dieu son Père de toujours à toujours, ce Père dont il est venu nous manifester la tendresse, en faisant le bien, en guérissant, en libérant l’homme de l’emprise du mal, en s’offrant en nourriture de vie, en pendant à la croix dans un ultime cri de confiance et de souffrance vers Celui qui pouvait le sauver de la mort. Supplication exaucée en raison de sa piété, de son amour filial total, sans bornes ; exaucée au-delà de la mort, dans la douceur et la puissance d’un engendrement d’amour éternel : Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’engendre. Jésus ressuscité devenu donateur de l’Esprit Saint, l’Esprit qui nous fait fils et filles. Voilà ce qui s’inaugure en cet instant décisif, solennel et discret, dans les eaux du Jourdain. Le plongeon dans ce fleuve pascal, porte d’entrée en terre promise, est comme le sacrement, le symbole de la plongée décisive de Jésus dans notre mort pour nous en libérer ; les eaux du fleuve sont sanctifiées par celui qui est la source de toute sainteté, Jésus, devenu lui-même fleuve de vie en son côté ouvert sur la croix, en sa vivifiante résurrection.


          Oui, comme l’annonce le Baptiste, il vient, il est là, celui qui baptise dans l’Esprit Saint et le feu. La mission de Jésus, le Christ, c’est d’allumer en nous ce feu divin, qui brûle sans consumer, douceur et force d’un amour qui se communique par communion. Oh ! Jésus, embrase-nous de cet amour éternel qui renouvelle tout.


          La mission de Jésus, c’est de nous plonger avec lui dans cette joie totale : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » Oh ! Jésus, fais-nous la joie de ton Père.

La mission de Jésus, c’est de se tenir là, dans la prière, berger au milieu des brebis ; là, c’est-à-dire au point le plus bas de la terre, au creux de notre fragilité, au sein de nos péchés, lui, l’Innocent. Et ainsi, par sa prière pour nous, de nous ouvrir le chemin de la confiance, de l’espérance, de la conversion. En lui, Jésus, nous pouvons plonger dans l’amour du Père, qui nous crée et nous recrée, nous murmurant à chacun : Toi, qui que tu sois, quels que soient ton histoire, tes errances, tes fautes, et bien au-delà de tes qualités apparentes ou réelles, tu es mon enfant, tu es ma joie, si tu veux bien recevoir en toi la vie de mon Fils, mon unique, celui que j’aime de toute éternité ; si tu consens à te laisser guérir, façonner, illuminer par mes deux mains, le Fils et l’Esprit Saint. Amen.       


Frère Bernard

Le baptême du Seigneur

(Is 40, 1-5. 9-11 ; Ps. 103 ; Tt 2, 11-14 ; 3, 4-7 ; Lc 3, 15-16.21-22)

Le baptême du Seigneur

Homélie du 13 janvier2019

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