Accueil
Genèse du monastère
P. Emmanuel
Saint Benoît
N-D de la Sainte-Espérance
Dom Paul Grammont
La famille olivétaine
N-D des Prés
La journée
vocation monastique
Amitiés
Oblats frères
Artisanat Présentation
Horaires du magasin
Hôtes
Moines, moniales, un chemin
Bibliothèque du monastère

Videos
Contacts
Horaires liturgiques
Accès
Le 150e anniversaire
Au fil du mois
Homélie 2
Horaires liturgiques
Accès
Contacts
Horaires Semaine Sainte
Accueil

  

                                 Dimanche dernier et aujourd'hui encore, Jésus nous donne son interprétation de la loi de Moïse et conclut son discours par ces mots : vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. Il nous ouvre donc par là une voie vers le Père. Avec le psalmiste, nous pouvons dire : Heureux celui qui marche dans la loi du Seigneur. Mais comment aujourd'hui faire nôtres ces commandements ?


      L'enseignement du Seigneur est la seule réponse à cette interrogation, car il nous aide à découvrir quelle sainteté nous sommes appelés à vivre. Pour Jésus, qui s'oppose par-là aux docteurs de la loi, il ne s'agit pas simplement de respecter la Torah dans tous ses détails, mais d'entrer d'abord dans l'esprit qui anime tous ces préceptes : Un esprit d'amour total. Jésus vit de cette perfection divine, car il place l'amour au centre de son existence, toute entière à l'écoute de son Père. Sa vie nous offre donc l'interprétation la plus limpide des commandements. Lui, le seul sans péché, peut nous convier à dépasser le simple amour de nos proches, en aimant avec l'aide de sa grâce notre ennemi, ou simplement celui avec qui nous avons peu d'affinité. Il peut sembler à première vue que cette attitude soit signe de faiblesse : en effet refuser de poursuivre quelqu'un en justice, en lui donnant plus qu'il ne faut, ne manifeste-t-il pas que nous sommes faibles ? Sans doute, si nous oublions de regarder le témoignage du Christ : face à ses contradicteurs, qui mettent en avant l'inflexibilité de la loi, Jésus n'argumente pas. Dans la logique de l'Alliance, il s'offre totalement, jusqu'au pardon des ennemis, manifesté en plénitude sur la croix : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. Il manifeste ainsi la perfection de l'Esprit d'amour, qui le meut et lui donne la force de se laisser humilier jusqu'à la passion et la mort. Il ne subit pas son sort, il y consent dans la confiance envers son Père.


      Les paroles et l'attitude de Jésus changent donc notre regard sur la perfection : nous entrons dans une dynamique qui nous ouvre à un regard nouveau sur notre prochain, sur notre adversaire, notre concurrent. Nous ne cherchons plus simplement notre intérêt dans nos relations avec ceux qui nous sont proches, mais nous acceptons de cheminer avec eux, de mieux les accepter tels qu'ils sont. Cette attitude nous fait entrer dans la dynamique trinitaire, communion d'amour ouverte sur tout et sur tous. 


      Jésus nous rappelle donc que si nous nous arrêtons à la simple observance de la loi, nous sommes pris au piège d'un carcan qui nous referme sur nous-même et pervertit l'esprit de la loi qui doit nous conduire au christ, ouvert en perfection à Dieu, son Père, et à l'homme, son frère.  La parole de saint Paul résume bien ce qu'est la vie des baptisés: tout est à vous, mais vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu. Nous appartenons à Dieu, et nous vivons désormais selon sa grâce, qui nous tourne vers Lui et vers l'autre. Vivons de cette perfection divine qui est amour et miséricorde, car elle nous appelle à nous dépasser avec l'aide indéfectible de l'Esprit d'amour et d'unité.

                      

                                                                       Frère Etienne 

Septième dimanche du temps ordinaire

(Lv 19, 1-2.17-18 ; 1 Co 3, 16-23 ; Mt 5, 38-48)

  

Homélie du 19 février 2017

Septième dimanche du temps ordinaire

ACCUEIL