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            Nous poursuivons tout au long de ces dimanches notre méditation sur Jésus, notre Pain de Vie. Arrêtons-nous sur la dernière phrase de l’évangile d’aujourd’hui, sur cette affirmation solennelle de Jésus : « Le pain que je donnerai, c’est ma chair donnée pour la vie du monde. »


          Remarquons tout d’abord que le verbe « donner » revient deux fois avec insistance, car c’est la vocation même de Jésus d’être offert, livré, donné à son Père et aux hommes pour les établir en communion.

          Et Jésus s’assimile au pain de la Pâque qui est totalement consommé sans qu’il en reste rien. Sa vocation est là. Non seulement, il donne tout ce qu’il a mais encore tout ce qu’il est pour entretenir une relation vitale avec tout homme de bonne volonté afin que tout son être devienne nôtre.


          Réalisons-nous vraiment, quand nous communions, que sa vie coule en nos veines, au sens le plus réaliste du mot ? Saint Paul l’affirme : « Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi. » Et cela a des conséquences immenses.

Il y a cette reconnaissance émerveillée du don qui nous est fait, amis aussi cette responsabilité à la mesure du don qui nous est offert. Celui qui mange la chair du Fils de Dieu devient, dans la foi, semblable au Christ ; pain livré pour que le monde ait la vie, sang versé pour la rédemption du monde. Il y a là un mystère qui dépasse nos faibles intelligences. Quand nous assimilons le corps du Christ, nous devenons mystérieusement ce que nous avons reçu : le corps du Christ livré pour le monde. À chacun de réaliser concrètement, selon sa grâce propre, cette vocation extraordinaire.


          Celui qui mange le pain vivant reçoit la vie éternelle et devient responsable de la mystérieuse diffusion de cette vie dans le monde. Voilà pourquoi l’Église demande aux fidèles de ne pas s’approcher par routine des Saints Mystères, mais, autant qu’il est possible à la faiblesse humaine, de le faire avec une conscience droite, dans l’intention ferme de ne plus pécher et de laisser grandir la vie de l’Esprit Saint en toute pureté.

Il ne suffit pas de recevoir le corps du Christ comme une « consolation », il faut l’accueillir comme une « vocation » : devenez ce que vous avez reçu, nous dit la liturgie de l’Église. Cela se réalise dans l’humilité, dans la confession profonde de notre faiblesse, de notre péché, dans le ferme propos de nous convertir afin que la grâce de Dieu puisse agir en nous et donner toute sa mesure.


          Encore faut-il avoir confiance en cette force qui vient du Saint Esprit. La vie chrétienne est une transfiguration progressive de toutes nos facultés. Nous sommes « capables de Dieu, comme disent les Pères. Soyons en convaincus. Approchons-nous avec amour, avec respect, avec intention droite du don qui nous est fait, et plus nous ouvrirons nos cœurs à la grâce, plus nous deviendrons capables d’amour vrai.


Frère Bertrand 

Dix-neuvième dimanche du temps ordinaire

(1R 19, 4-8 ; Eph 4,30-5,2 ; Jn 6 41-51)

Dix-neuvième dimanche du temps ordinaire

Homélie du 12 août 2018

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