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                        Voici que nous entrons dans le temps béni du Carême, cette sainte quarantaine qui nous prépare à fêter la résurrection du Christ et notre propre résurrection, puisque nous sommes les frères et sœurs de Jésus. Loin d’être un temps sombre et chagrin, le carême est un printemps spirituel, un temps de renaissance où nous nous débarrassons de tout ce qui est mortifère, de tout ce qui nous empêche d’accueillir pleinement cette puissance de vie reçue gratuitement au baptême, qu’il nous appartient de sans cesse réactualiser. Sur ce chemin de vie, le Christ nous précède très concrètement, et c’est ce que nous indiquent les lectures de la messe d’aujourd’hui. La première lecture nous l’a rappelé : Dieu fait sans cesse alliance avec nous. En Noé, il affirme que les grandes eaux de la mort ne prévaudront jamais sur sa création ; tous les êtres vivants sont appelée à se recevoir du Seigneur, donateur de vie, à s’enraciner en lui et l’arc-en-ciel est le symbole visible de cette alliance éternelle entre le Créateur et ses créatures : l’arc monte du fond des abîmes pour rejoindre le plus haut des cieux ; l’arc s’étend d’une extrémité de l’horizon à l’autre ; Sa courbe enveloppe tout de bienveillance divine, réunit tout dans une communion sans partage.


          Oui, l’alliance de Dieu nous sauve des forces de mort apportées par les eaux du déluge, de même que les eaux du baptême nous font mourir au péché pour nous enraciner dans la vie filiale que le Christ nous a acquise dans sa Pâque. Désormais, en Christ qui a tout partagé avec nous, nous sommes définitivement unis à la vie divine. Saint Pierre vient de nous le redire. Au fond, le Christ est notre arc-en-ciel ; il est l’alliance vivante en qui Dieu et l’homme se trouvent indéfectiblement unis. Saint Marc, en quelques mots, nous suggère comment cette alliance s’est accomplie en Jésus, le Fils bien-aimé. Par son incarnation, par sa descente dans les eaux du Jourdain lors de son baptême, Jésus de Nazareth a rejoint tous les pécheurs aspirant à la conversion, et c’est pour tous qu’il a entendu la voix du Père lui déclarer : « Tu es mon fils bien-aimé ». Satan a voulu lui faire douter de cette bienveillance divine, de cette filiation : alors, pour nous, le Christ a connu le combat contre tout ce qui peut séparer l’homme de Dieu : la volonté de se nourrir par soi-même, le désir de séduire les autres, la volonté de dominer et de maîtriser ; en un mot, le refus de se recevoir continuellement de la main du Père. Pour nous, il a combattu, pour nous, il a connu la victoire en recourant sans cesse à la Parole de Dieu, dans la foi aux promesse divines. En lui, terre et ciel se trouvent donc réunis comme au temps de Noé. C’est le sens de ces paroles un peu énigmatiques de l’évangile : il vivait parmi les bêtes sauvages et les anges le servait. Les animaux sauvages ne symbolisent-ils pas toutes les forces indomptées les plus basses, les plus terrestres, les plus obscures et les anges ne sont-ils pas les habitants du plus haut des cieux ? Le Christ vit en bonne intelligence avec eux tous : en lui tout est réconcilié grâce à son inaltérable confiance en la bonté du Père.


          Ce temps de carême nous est proposé pour que cette réconciliation porte du fruit en nous. Nous n’allons pas au désert pour mourir de faim et de soif, pour être écrasé par la solitude et le désespoir ; non, nous allons au désert pour apprendre du Christ à nous passer de tout ce qui ne provient pas de Dieu et pour faire l’expérience, jusque dans notre chair mortelle, que nous sommes les fils et les filles bien-aimés de Dieu. Entrons donc joyeusement dans l’alliance, contemplons le Christ, notre arc-en-ciel et nous connaîtrons toutes les joies de la Pâque, du passage de la mort à la vie, de la terre au ciel, de la désespérance à la Sainte Espérance.

       

 Frère Bertrand 

Premier dimanche de Carême

 (Gn 9, 8-15 ; 1 P 3, 18-22 ; Mc 1, 12-15)

  

Homélie du 18 février 2018

Premier dimanche de Carême

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