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                 En ce mois de novembre où la nature s'endort et où la nuit se fait plus présente, L'Église nous invite à nous tourner vers la lumière du Royaume à venir en fêtant tous les saints entrés dans la communion définitive avec le Seigneur ressuscité, et à intercéder pour tous les fidèles défunts. Même si aujourd'hui, nos contemporains occultent la réalité de la mort, la question de l'au-delà les interroge toujours ; il n'est que de constater le succès des livres et des articles consacrés aux expériences-limites des personnes parvenues aux frontières de la mort clinique et revenues parmi nous. De fait, un sentiment très profond nous habite, qui refuse de tenir la mort pour l'acte ultime, le point final de notre existence. Les textes de cette liturgie s'en font l'écho.


    Le juste, dans l'univers biblique, ne saurait disparaître dans le néant : ses actes, enracinés dans la fidélité à l'alliance, ne peuvent sombrer dans l'oubli. Il y a une rétribution du juste et de l'impie, au sortir de cette existence terrestre. Ces sept frères martyrisés par le roi Antiochus le confessent : Mieux vaut mourir de la main des hommes quand on attend la résurrection promise par Dieu tandis que toi, roi Antiochus, tu ne connaîtras pas la résurrection pour la vie éternelle. Et Jésus se fait l'écho de cette foi dans l'interprétation qu'il donne du récit de l'apparition du Seigneur à Moïse au buisson ardent : si le Seigneur se nomme lui-même, Dieu d'Abraham, d'Israël et de Jacob, c'est bien que ses serviteurs ne meurent pas définitivement.

    L'interrogation des sadducéens conteste cette affirmation de foi : à la résurrection la femme qui a eu sept maris, de qui sera-t-elle l'épouse ? C'est oublier qu'en Dieu nos liens terrestres trouvent leur accomplissement. Notre condition baptismale, tout en intégrant la grandeur de l'amour humain exprimé dans le mariage - image de l'alliance indéfectible de Dieu avec l'homme -, nous enracine définitivement au cœur de la communauté trinitaire, nous donnant de partager la vie même de Dieu dans un dépassement de toutes les alliances humaines qui trouvent là leur accomplissement.


    La question des sadducéens ignore cet accomplissement de notre existence terrestre et sa transfiguration dans la communion du Royaume, par-delà la mort. Dès maintenant, en fait, nous sommes invités à tout partager avec le Christ : nos joies et nos peines, nos succès et nos échecs, en considérant tout ce qui nous advient dans cette perspective de la communion avec le Dieu fidèle, présent à toute existence et l'habitant de son amour. Oui, aujourd'hui en vivant de notre foi en la résurrection, nous sommes porteurs de la vie du Christ, nous appartenons déjà au Royaume. Il peut nous arriver, dans des moments de grande communion avec le Seigneur, de goûter une paix profonde, un bonheur intense que nous pressentons comme une promesse des biens célestes. Instants fugitifs, mais annonciateurs d'une réalité en laquelle nous serons définitivement établis par-delà notre existence terrestre.


    C'est que la résurrection n'est pas tant un au-delà de la condition humaine qu'un en-dedans de notre condition humaine où la vie reçue de Dieu est sans cesse accueillie, donnée, redonnée … et jamais retenue comme un bien à posséder.  Nous qui sommes baptisés dans la Pâque du Christ, puissions-nous être réveillés dans notre désir de suivre Celui qui nous ouvre le chemin vers la vie, vers la vraie vie.


       Frère Etienne

Trente-deuxième dimanche du temps ordinaire

(2 M 7, 1-2.9-14 ; 2 Th 2, 16 – 3, 5 ; Lc 20, 27-38)

Trente-deuxième dimanche du temps ordinaire

10novembre 2019

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