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     Cette première parabole du bon grain et de l'ivraie rejoint celle du semeur entendue dimanche dernier : Un homme a semé du bon grain dans son champ. Il est tombé dans la bonne terre, mais de l'ivraie semée par l'ennemi - autrement dit le diable - y pousse au milieu des épis. Autant dire que dans notre monde, le mal voisine avec le bien et corrompt bien souvent des actions humaines, bonnes à l'origine. Et de fait, dans notre cœur, le péché cohabite avec le bien. Cependant, une indication donnée par la parabole peut nous éclairer sur cette corruption : pendant que les gens dormaient, explique Jésus… Autrement dit, par le manque de vigilance du semeur, l'ennemi a pu s'introduire pour introduire le mal, le péché.  Pour ne pas succomber aux tentations, soyons donc des veilleurs attentifs à la présence de Dieu. De plus, Jésus nous invite à la patience, car au jugement dernier, tout ce qui vient du Mauvais sera jeté dans le feu de l'enfer, alors que les justes resplendiront comme le soleil dans le Royaume du Père. Ce rigoureux et sévère jugement peut nous effrayer, car nous nous savons tous pécheurs, mais le Livre de la Sagesse nous aide à comprendre le dessein de Dieu le plus profond sur nous ; la miséricorde : tu juges avec indulgence ; à ceux qui ont péché, tu accordes la conversion.


    Pour mieux comprendre cela, souvenons-nous que nous avons célébré hier la fête de sainte Marie-Madeleine, cette pécheresse pardonnée, convertie grâce au regard miséricordieux de Jésus : dès lors, elle s'est mise à suivre son maître, en amoureuse inconditionnelle, jusqu'au pied de la croix. A cause de son grand amour, Dieu lui a fait miséricorde et lui a donné d'être la première à être témoin de la résurrection. C'est bien dans cet esprit que nous sommes appelés à comprendre cette scène du jugement dernier : la miséricorde est toujours possible à celui qui accueille l'appel divin.


    Il est frappant de voir dans les deux paraboles suivantes - le grain de sénevé et le levain - la disproportion entre la taille de ce qui est semé et la puissance de ce qui apparaît. Il en va ainsi du don de Dieu reçu à notre baptême, qui ne cesse de grandir et de fructifier tout au long de notre vie, pourvu que nous nous prêtions à sa force. Ce que le Christ a accompli, il y a deux mille ans, continue aujourd'hui encore à accomplir son œuvre de miséricorde et de bénédiction en chacun de nos cœurs et au creux du monde appelé à devenir le Royaume divin.  Laissons cette œuvre salvifique grandir en nous et favorisons-la par l'écoute attentive de la Parole de Dieu. Ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, proclame le prophète Isaïe. L'important est le désir du royaume : Que ton Règne vienne proclamons-nous dans le Notre Père. L'œuvre divine est immense, mais elle se construit jour après jour dans le silence du cœur qui aime.

    

En effet Dieu est discret ; il ne s'impose jamais, mais il est là, veillant sur nous au creux de nos vies rudes, marquées par le péché, mais aussi emplies de joie et de paix. Du sein de tous ces sentiments mêlés, nous sommes invités à la confiance de la foi : apparemment rien de merveilleux ne se produit, mais un quotidien banal peut devenir extraordinaire, car la petite graine d'amour divin semée en nous, nous pousse à marcher à la rencontre du Ressuscité pour l'adorer, et celui-ci nous envoie témoigner auprès de nos frères et de nos sœurs d'un amour qui transfigure secrètement le monde en faisant advenir le Royaume des Cieux.

    

Au baptême, nous avons accueilli la vie divine : ne fermons pas notre cœur à cette grâce ; laissons-la grandir, jour après jour, par la prière, par le don de nous-mêmes dans le service de Dieu et du prochain ; nous nous délivrerons ainsi progressivement de l'ivraie semée par le Mauvais. 


                 

       Frère Etienne 

Seizième dimanche du temps ordinaire

 ((Sg 12, 13.16-19 ; Rm 8, 26-27 ; Mt 13, 24-30)

  

Homélie du 23 juillet 2017

Seizième dimanche du temps ordinaire

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