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            La liturgie de ce dimanche nous invite à méditer tout particulièrement, sur le retour du pécheur vers Dieu, mais – plus profondément encore – sur cette réalité biblique fondamentale qu’est l’alliance, l’unité dans la communion, évoquée avec une grande intensité dans cette parole que le père de notre parabole adresse au fils aîné : « Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. »

          

          Oui, voilà manifesté en pleine lumière ce qu’est l’alliance : un échange total et confiant entre le père et ses enfants, une circulation d’amour que rien ne vient remettre en cause, qui ne garde rien jalousement, s’ouvrant sans cesse vers l’extérieur, car tout ce qui est reçu ne l’est que pour être offert à nouveau, dans la louange et la bénédiction. « Tout ce qui est à toi est à moi. Tu es toujours avec moi. »


          Par là même se trouve mis en lumière aussi la réalité du péché, rupture de confiance, de communion, soupçon sur Dieu. Comme il est parfois difficile de croire en un Dieu si proche qu’on ne peut délimiter sa présence ! Il est toujours là, présent, toujours offert. Et c’est le péché du peuple qui nous est rapporté dans la première lecture que de vouloir en quelque sorte s’approprier cette présence, la mettre à sa disposition, en la délimitant, en la représentant dans des idoles accessibles, à l’image des objets de ce monde dont on peut user et abuser : ne plus être libre et offert comme Dieu ; ne plus marcher, mais fabriquer une idole immobile sur laquelle on a prise et dont on devient l’esclave. Ne plus regarder vers le Seigneur à tout moment, ne plus lever les yeux du cœur vers sa main toujours secourable, mais lui demander une fois pour toutes de nous donner tout ce dont nous avons besoin pour vivre de façon autonome. Comme il est difficile de vivre dans l’insécurité du lendemain, à l’instar des enfants d’Israël dans le désert. Comme il est désagréable de ne disposer du pain qu’au jour le jour, sans certitude pour le jour suivant. La vie avec le Seigneur est une vie de confiance où rien n’est assuré qu’au présent ; certitude d’aimer et d’être aimé se suffisant à elle-même. N’est-ce pas faire injure à l’amour que de demander des comptes ? « Oui, mon enfant, tout ce qui est à moi est à toi, car tu est toujours avec moi. » Alors à quoi bon fractionner l’héritage puisque tout est à nous ? C’est ce que n’ont pas compris les deux fils du père miséricordieux. Et l’errance de l’un, comme la dureté de cœur de l’autre, nous invitent à aller plus loin dans l’apprentissage de la communion avec Dieu.


            Quel est le bien fondamental que le Seigneur nous accorde en partage ? Ce n’est sûrement pas l’abondance des biens possédés en propre, puisque tous les objets de ce monde, lorsque nous les rapportons exclusivement à notre usage propre, deviennent source d’idolâtrie, donc source de dissensions, de haine et de guerre. Non, ce qui est fondamental, ce que Dieu nous offre comme son bien le plus précieux, c’est sa capacité infinie de communion, de don et de pardon. Voilà le véritable héritage des enfants de Dieu. Il suscite la fête, la joie d’avoir part au même banquet où chacun est rassasié sans que personne soit lésé. Cette joie de la communion où l’amour circule librement nous est offerte dans l’eucharistie ; célébrons-la avec gratitude.    


Frère Bertrand

Vingt-quatrième dimanche du temps ordinaire

(Ex 32, 7-11.13-14 ; Ps 50 ; 1 Tim 1, 12-17 ; Lc 15, 1-32)

Vingt-quatrième dimanche du temps ordinaire

15 septembre 2019

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