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Chronique

Chronique de juin 2026

Travaux de terrassement
Travaux de terrassement

Le 2, nous inaugurons un rythme hebdomadaire de rencontres communautaires : mardi, après le dîner, partage autour de l’évangile du dimanche suivant ; jeudi, de 8h30 à 9h30, et vendredi soir, après la collation, lecture personnelle en commun.

Le 6, obsèques de François-Nicolas d’Alincourt, à la basilique Saint Urbain, de Troyes, auxquelles se rend frère Bernard. François-Nicolas est enterré, ensuite, à Mesnil, auprès de ses parents.

Les 6 et 7, nous accueillons une équipe ND, de Troyes. Frère Guillaume leur parle du discernement, ainsi que des consolations et des désolations dans la vie spirituelle, à l’éclairage de saint François de Sales. Nous apprenons que le Père Daucourt a été hospitalisé en urgence, alors même qu’il fêtait ses 60 ans de sacerdoce.

Le 8 débutent les travaux de terrassement de l’entrée arrière du monastère, en vue de faciliter les livraisons de marchandises pour le laboratoire de limoncello.

Les 10, 11, 12, un groupe de 12 confirmands, du lycée Saint François de Sales, séjourne à l’hôtellerie. Frère Brice échange avec eux sur la foi en l’Esprit Saint.

Le 13, frère Paul-Emmanuel participe à la réunion de juin du CDVRC (Conseil diocésain de la vie religieuse et consacrée) : réflexion sur la place de la Parole de Dieu dans la vie de nos communautés et suggestions pour le projet d’impliquer tout le diocèse dans cette pratique d’écoute et de partage de la Parole.

Toute la semaine du 8 au 14, présence à l’hôtellerie d’étudiants qui préparent leur baccalauréat. Les parents de l’une d’entre elles viennent les rechercher, dimanche 14.
Le soir du 14, leur succède une équipe de prêtres aubois, du mouvement sacerdotal ‘Jesus Caritas’.

Le 15, frère Guillaume rejoint l’équipe du CETAD (centre d’étude théologique à distance), à Neuville-sur-Seine, pour la dernière réunion de l’année. Il gagne ensuite l’ermitage, tout proche, pour 3 jours de retraite. Ce même jour, reprise des travaux de terrassement devant le laboratoire.

Le 19, pose de l’enrobé : dès 8h, six ouvriers de l’entreprise OMTP s’activent pour vider le camion de son bitume brûlant, l’étaler et le damer. En 2h, tout est achevé ; mais il faudra attendre quelques jours, avant de pouvoir rouler dessus, d’autant que la température ambiante retarde la bonne prise du goudron. Fr. Guillaume, rentrant de l’ermitage et ignorant la consigne, n’a mis heureusement dessus que les roues avant de la Peugeot, stoppé par fr. Paul Emmanuel qui passait par là.

Dimanche 21, l’homélie de la messe est donnée par le père Daniel Auguié, provincial des missionnaires du Sacré Cœur d’Issoudun, en séjour au monastère. Il tient discrètement en main son Iphone sur lequel il a griffonné le déroulé de sa pensée du jour.

Le 22, fr. Bernard gagne l’abbaye Notre-Dame-de-Venière, en Saône-et-Loire, où se tient la rencontre d’une dizaine de cellériers et de cellérières de France. Il nous rejoindra mercredi à la Pierre-qui-Vire. Outre les échanges d’expériences, il doit y être question de l’utilisation de l’IA dans les monastères ; seulement, notre frère quitte le groupe, aussitôt après la visite de Cluny, non qu’il s’estime plus intelligent que l’IA, mais que son devoir l’appelle ailleurs.

Le 24, nous avons la visite de Mgr Stenger, conduit par un petit neveu du chanoine Ledit, contemporain et ami de Dom Grammont. Solennité de saint Jean Baptiste, nous célébrons la messe à 10h ; ensuite, Mgr Stenger prie sur la tombe de François-Nicolas d’Alincourt, visite le laboratoire avec fr Brice, déjeune avec nous et nous quitte très vite, nous laissant, nous, prendre la route de La Pierre-qui-Vire.

24, 25, 26, nous suivons la dernière session de formation permanente sur les Églises orientales. Deux intervenants : Olga Lossky, qui nous parle des chrétiens orthodoxes en diaspora, et fr Isaïa, de Lérins, qui clôt ce cycle, en soulignant les apports marquants de cette année de travail et les questions soulevées par l’éparpillement de ces riches et antiques traditions, confrontées, toutes, au rouleau compresseur de sociétés matérialistes, parfois hostiles et plus souvent indifférentes.

Nous rentrons pour célébrer le dimanche et, le 29, les saints Pierre et Paul.

Le 30, commence la course contre la montre, pour préparer les 50 ans de la reprise de la vie monastique, en juillet 1976.