Chronique d’avril 2026
1er, blabla-car ouvre un nouveau service : blabla-horse. Frère Paul Emmanuel se précipite sur l’offre, pour ses prochains rendez-vous médicaux : c’est moins rapide, mais plus poétique… Las ! 1er avril…
Le 2, nous sommes invités au Petit Béthanie pour le déjeuner. Moment très fraternel, où nous retrouvons le Père Richard, vicaire général du diocèse, et le Père Daniel, curé de l’ensemble paroissial de Mesnil.
Les 2, 3 et 4, nous vivons le Triduum pascal dans le recueillement d’une nature en plein éveil.
La Vigile pascale, à 4h, le dimanche matin, est presque intime : 15 fidèles chantent avec nous la joie de la résurrection du Christ. La messe de 10h est plus suivie, mais modérément, la paroisse rassemblant son troupeau, pour cette célébration centrale de sa vie liturgique.
Les 7, 8, 9, nous nous remettons au zestage, ayant interrompu l’opération pendant la semaine sainte. Frère Brice commence la cuisson en grand des premières gelées de citron.
Le 8, nous arrivent Achille, Armand et Arish, prépas de Paris, qui veulent profiter du calme du monastère pour préparer leurs concours. Pendant 8 jours, nous ne les verrons qu’aux repas et à quelques offices, assidus à leur tâche, mais très réceptifs aussi au témoignage silencieux du lieu. Ils seront d’ailleurs eux-mêmes témoins de ce mystère, en répondant au journaliste de France 3 Région venu les interviewer, le 10.
La nuit du 11 au 12, frère Brice et frère Guillaume vivent à Bussy la Pâque orthodoxe avec la communauté des sœurs.
Le 13, un groupe de futurs premiers communiants de Marcilly passe la journée à l’hôtellerie, doublé, les 13 et 14, par les responsables du projet pédagogique du lycée Saint Joseph, de Troyes, qui est sous la tutelle des Frères des Écoles chrétiennes.
Le 15, le Père Yves Delavoy profite lui aussi du cadre de l’hôtellerie, avec un groupe de confirmands de Bar-sur-Seine.
Le 16, nous nous rendons à Faremoutiers, pour découvrir la communauté originale des sœurs aînées qui occupent l’antique abbaye bénédictine du lieu. Notre congrégation a intégré cette forme de communauté/Ehpad dans laquelle vivent des clarisses, des carmélites, des visitandines, des bénédictines, des cisterciennes et quelques sœurs plus jeunes désireuses de s’engager auprès de sœurs aînées et dépendantes. Beau témoignage de vie communautaire entre personnes aux parcours très divers ! « Dans le Royaume, disait Paul, il n’y a plus ni Grec ni juif, ni esclave ni homme libre… ».
Le 17, frère Bernard et frère Paul Emmanuel font un saut à Faux, pour acheter les fleurs que doivent planter demain, dans les vasques du jardin, Némo, Clara, Ludivine, Maxime et Karl (jeunes adultes confirmands de Troyes), qui viennent passer deux jours de retraite. Ils arrivent pour les vêpres.
Dès le matin du 18, ils échangent entre eux sur le thème de l’engagement, question brûlante aujourd’hui. L’après-midi, travail pratique : plantation des fleurs, au monastère et à l’hôtellerie, nettoyage du magasin, rangement de l’entrepôt du laboratoire de limoinecello. Le soir, nous accueillons une patrouille de scouts de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Grenelle, à Paris. Ils campent derrière l’hôtellerie et entreprendront, lundi, d’arracher et de couper le lierre qui étouffe les arbres du parc et descellent les pierres du mur de clôture. Travail de bénédictins en herbe !
Les groupes de jeunes s’enchaînent, avec, du 22 au 26, 10 lycéens de la paroisse chaldéenne St-Thomas de Sarcelles et leurs accompagnateurs. Deux par deux, ils prendront les repas avec nous au réfectoire, sauf un déjeuner où c’est nous qui sommes leurs invités à l’hôtellerie. Travail manuel au jardin et au laboratoire, après-midi de confessions, enseignement assuré par un frère… Ces quelques jours auront été marquants pour eux comme pour nous.
Le 29, frère Guillaume prend la route de Cîteaux, où il doit retrouver, pour deux jours, les supérieurs de La Pierre-qui-Vire, Flavigny, Acey, et celui du lieu, bien sûr. Dans l’après-midi, frère Bernard est à Troyes, pour prendre les livres que Mgr Patenôtre lègue à notre bibliothèque. Il y retournera le lendemain.