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Chronique

Chronique du mois de mai 2026

Le 1er, frère Bernard participe à la marche pour les vocations, organisée par le diocèse.

Le 2, nous accueillons cinq jeunes confirmands de la paroisse de Saint André des Vergers.

Du 4 au 8, frère Guillaume est à Uzès, auprès de sa Maman. Cette même semaine, nos deux amis prêtres, Frédéric Ozanne et Gérard Nirrengarten, sont à l’hôtellerie pour leur retraite annuelle.

Les 8, 9 et 10, frère Brice accueille ses deux sœurs et une de ses nièces : elles découvrent le monastère, avec des yeux curieux, plus habituées aux horizons lointains qu’aux vallonnements champenois.

Le 8, le père Laurent Thibord anime, à l’hôtellerie, une récollection pour une soixantaine de personnes de sa paroisse.

Le 9, première réunion de la nouvelle assemblée missionnaire créée par notre évêque : frère Guillaume y participe, comme représentant des consacrés contemplatifs du diocèse. Ce même jour, une douzaine de jeunes enfants préparent, chez nous, leur première communion, avec le père Jacques Koné, de Nogent.   

La semaine du 11 au 17 est très mouvementée : outre la préparation de la solennité de l’Ascension le 14, le jubilé d’or de frère Étienne et de frère Paul Emmanuel, le 16, requiert quelque anticipation… Pour l’occasion, il est prévu de présenter la cuvée 2026 de limoncello : on s’active donc du côté du laboratoire, de la cuisine, de la grange, le plus discrètement possible, pour que les deux récipiendaires (le troisième, frère Bertrand étant empêché) puissent faire mine d’être surpris. La chapelle est remplie pour la messe ; notre organiste attitrée, Marguerite Jarry, a surmonté son mal de dos chronique et retrouvé le clavier de l’orgue ; le déjeuner, dans la grange, rassemble quelques proches et les délégations des deux familles, parisiens et ‘brigands’ vendéens réconciliés, le temps des agapes…

Le 17, nous dégustons des huîtres toute fraîches, provenant directement de Beauvoir-sur-Mer, où Philibert Tesson, neveu de frère Paul-Emmanuel, a son éleveur attitré.

Le 16, frère Bernard dépose une première livraison de limoncello au Cellier Saint-Pierre. Dans l’après-midi, Ghislain Courtois nous fait le point des comptes pour l’année 2025.

Le 17, nous avons la visite d’un petit groupe de laïcs cisterciens, accompagnés par sœur Marie-Rose, ancienne abbesse du Val d’Igny. A la différence des oblats bénédictins, ces proches des communautés cisterciennes forment de petites fraternités de laïcs.

Les 21 et 22, nous laissons la garde du monastère à Tiapa, pour réaliser le vieux projet d’aller voir Mgr Daucourt dans sa nouvelle retraite de Belfort. Première étape à Chauveroche, ancien prieuré de la Pierre-qui-Vire, habité aujourd’hui par un groupe de laïcs qui continuent à faire vivre ce lieu de prière et de paix. Arrivés pour le déjeuner, nous visitons la propriété dans l’après-midi et avons deux échanges très riches avec les membres permanents et familiers de cette communauté très originale et édifiante. Après une nuit fraîche, nous poursuivons notre périple vosgien : Belfort est à une vingtaine de kilomètres seulement. Nous arrivons au foyer où réside le Père Daucourt pour la messe, à laquelle participent six résidents, prêtres ou religieuses à la retraite. Suivent des agapes permettant de découvrir des spécialités locales de friture de carpes, tanches, sandres et autres poissons d’eau douce (sans arêtes…). Puis nous montons sur la colline de Ronchamp, toute proche : la chapelle de Le Corbusier et, en contre-bas, invisible, le monastère des clarisses, œuvre de  Renzo Piano. Les sœurs nous reçoivent très fraternellement, nous font visiter leur maison, froide et pourtant  silencieuse et priante. Nous chantons les vêpres, avec elles dans l’église de Le Corbusier, et prenons congé du père Daucourt, toujours souriant et alerte, pour rentrer à Mesnil pas trop tard.

Le 23, frère Brice nous représente à la cathédrale pour la confirmation de Maxime, Ludivine, Némo, Marin. Il revient édifié par la foi contagieuse de ces jeunes qui vivent en plein monde connecté.

Le 24, solennité de la Pentecôte, nous accueillons, comme tous les ans, nos amis Giraud et Lemaire. Les confirmés de la veille nous rejoignent dans l’après-midi.

Le 25, pour les remercier des services qu’ils nous ont rendus pendant de longues années, nous dînons avec les frères Bécard, Michel et Jacques, et leurs épouses, Odile et Françoise. Soirée familiale durant la quelle nous évoquons mille souvenirs du village. Il faut dire que frère Michel, présent par hasard, y est allé de ses anecdotes, cent fois répétées, mais toujours aussi inédites et insolites.

Le 27, frère Bernard et frère Brice livrent à l’Artisanat Monastique de Paris une pleine voiture de limoncello, en vue de la journée promotionnelle du 30. Frère Bernard, de la Gare de l’Est, prend le train pour Strasbourg, où il doit rendre visite à François-Nicolas d’Alincourt, hospitalisé et en fin de vie. 

Le 30, nos deux frères reprennent la route, frère Brice, pour Paris, où il doit promouvoir notre production de liqueur et de gelée, frère Bernard, à pied cette fois, pour accompagner le pèlerinage des femmes, Troyes – Mesnil, sur deux jours. Il ne fait que la première journée, pour être là, le 31.

Le 31, dimanche de la Sainte Trinité, nous apprenons le décès de François-Nicolas, tôt ce matin. Ce même jour, frère Paul Emmanuel, lui, apprend le décès de Guillaume Brioist, jeune ami très engagé auprès de la communauté du Bec depuis de longues années.