Chronique d’août 2026

1ère semaine du mois, événement marquant, l’atelier de faïence redémarre ! Après plus de 9 mois d’arrêt, on entend à nouveau l’aspiration de la cabine d’émaillage, on entrevoit un filet de lumière à la fenêtre du tour de décoration.
Le 4, nous accueillons deux jeunes amis, étudiants russes, de passage en France.
Le 5, de grand matin, frère Étienne s’embarque pour la Bretagne, où il va retrouver ses frères pour 8 jours. En fin d’après-midi, Mgr Verny, archevêque de Chambéry, arrive pour sa retraite annuelle.
Le 6, fête de la Transfiguration, frère Michel et une amie de longue date du monastère passent une partie de la journée avec nous. Après les vêpres, nous visionnons, pour Mgr Verny, oblat de notre communauté, le diaporama des 50 ans de la reprise de la vie monastique à Mesnil et les vidéos de notre équipée en montgolfière. Il nous parle ensuite de son ministère et de ses responsabilités à Rome.
Le 8, coup de théâtre ! Le mystère des nappes damassées et chiffrées, disparues depuis presque deux ans, est enfin éclairci par frère Bernard : elles attendaient d’être lavées, posées négligemment sur le lit de la cellule voisine de celle de frère Paul-Emmanuel. Le pauvre avait tout imaginé, jusqu’à leur subtilisation par un hôte indélicat, sauf que c’était lui qui avait oublié qu’à son âge, on oublie tout.
Le 10, frère Bernard prend la route pour l’abbaye d’Acey, dans le Jura, où se repose Mgr Daucourt, après son grave accident de santé. Rentré le 11, il nous rapporte des nouvelles rassurantes du convalescent.
Cette semaine, la canicule s’accentue, même si les nuits sont plus fraîches : lundi, frère Guillaume surprend un putois qui se désaltère dans la gamelle d’eau de Tiapa, dans l’arrière-cuisine ; il y a quelques jours, c’était Tiapa lui-même qui s’était réfugié dans la chapelle, près de la Vierge, aplati sur le dallage bien frais ; demain, peut-être, un loup hurlera devant la grille, mourant de soif. Comment douter encore du réchauffement climatique ?
Le 12, première cuisson, depuis 9 mois, d’un four de faïence. À 20h26, nous regardons l’éclipse du soleil ; mais, à part un léger assombrissement de lumière, rien de probant ! Par contre, deux de nos hôtes, assis devant le cimetière, face à la chapelle templière, ont la surprise de voir, se reflétant clairement sur le vieux mur du chœur, le soleil en forme de fin croissant.
Le 13, frère Étienne nous revient de Bretagne, ragaillardi par l’air marin.
Le 14, achalandage du magasin : il n’y avait plus aucune pièce de céramique sur les étagères.
Le 15, nous fêtons l’Assomption de la Vierge Marie, en commençant la célébration de l’eucharistie par une procession dans le cloître.
Le 16, arrive frère Xavier, de Taizé, pour nous soutenir durant l’absence de frère Guillaume et de frère Bernard. Ils prennent en effet l’avion pour Florence, demain, de bonne heure, en vue du Chapitre Général de la congrégation.
Le 17, tornade sur Florence ! Le vol est retardé, puis annulé. Frère Dieudonné, du Bec, a rejoint nos deux frères à Orly. Les trois compères trouvent, à 17h15, un vol pour Pise. De là, ils prennent un train pour Florence, où ils arrivent vers 21h. Florence, c’est pour nous l’abbaye de San Miniato, où les frères sont hébergés.
Le 18, ils font découvrir Florence à frère Dieudonné, avant de gagner Mont-Olivet, par la route, dans l’après-midi.
Le 19, une conférence de l’Abbé Primat des bénédictins ouvre le Chapitre Général, qui durera 11 jours. Après, grand silence pour nous, à Mesnil ! L’élection de l’Abbé Général et de ses proches collaborateurs (6 définiteurs qui composent le définitoire) se déroule à huis clos. De notre côté, nous fêtons, avec le plus de solennité possible, saint Bernard Toloméi, fondateur de la congrégation Sainte- Marie-de-Mont-Olivet. Frère Fernando, de la Pierre-qui-Vire, arrive en renfort lui aussi, dans l’après-midi. Nous sommes donc cinq, comme toujours.
Le 20, nous changeons tous les couverts de l’hôtellerie, en prévision de l’occupation des lieux, samedi et dimanche, par la famille de notre oblate Renée Duchateau. L’hôtellerie est maintenant équipée d’un ensemble homogène plus soigné et plus fonctionnel.
Le 21, frère Brice et frère Fernando font un aller-retour en Puisaye, pour regarnir notre stock de grès quasiment épuisé (aucun jeu de mot).
Le 22, frère Fernando peut donc recharger, dans le magasin, la grande table où sont exposées les pièces de grès. Toutes, tournées à la main, présentent une régularité étonnante, pour des œuvres uniques.
Le 29, frère Guillaume et frère Bernard rentrent à la maison, fatigués par le rythme bousculé d’une réunion de 40 personnes pendant 10 jours. Ils sont heureux du climat fraternel de cette rencontre. Avant le dîner, ils nous partagent sommairement les travaux et les orientations du Chapitre Général.
Le 30, après les vêpres, nous visionnons des photos de Florence et de Mont-Olivet : beaucoup de visages nouveaux, pour les vieux capitulants que sont frère Étienne et frère Paul-Emmanuel !Le 31, frère Fernando et frère Xavier nous quittent, pour rejoindre leurs communautés respectives : comment aurions-nous fait sans eux ? Ce jour marque aussi la fin du travail d’entretien et de restauration des vieux livres de la bibliothèque, opération réalisée en partenariat avec les hôtes du Petit Béthanie.